Conférence sur la planification familiale : recherche et meilleures pratiques
L’insatisfaction persistante des besoins en matière de planification familiale est susceptible d’entraver la réalisation de tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement et compromettre les efforts globaux de développement humain. En effet, dans les régions en développement, quand bien même 500 millions de couples sont des utilisateurs satisfaits de méthodes de planification familiale, il n’en reste pas moins que 200 millions d’autres couples souhaitent retarder les naissances ou même les éviter, mais ne font pas appel à la contraception pour satisfaire ce besoin. Selon les estimations des Nations unies, cette demande s’accroîtra de 40 pour cent d’ici 2050, compte tenu du nombre sans précédent de jeunes qui vont arriver d’ici là à l’âge de procréation. Dans certains pays africains même, le niveau des besoins de contraception non satisfaits est supérieur à celui d’utilisation de méthodes contraceptives.
Malgré l’importante base d’informations accumulées au cours de ces quarante dernières années grâce à la recherche et aux expériences tirées de programmes sur la planification familiale, force est de reconnaître que la source est en train de tarir et de tirer l’alarme à cet égard. En conséquence, il est nécessaire d’actualiser par des données à jour l’impact économique des changements intervenus en matière de reproduction, en étudiant par exemple leurs effets sur la pauvreté ou sur l’épargne nationale liée aux fluctuations dans le nombre de personnes en situation de dépendance. Il s’impose en outre d’étudier plus en profondeur le plein potentiel de la contraception sur le plan de la prévention d’avortements non nécessaires et effectués dans des conditions insalubres, de décès puerpéral et néonatal, ou de la transmission de VHI aux nouveaux nés. Un forum international d’échange sur les connaissances scientifiques et les expériences tirées de programmes favorisera le partage des découvertes disponibles, l’identification des lacunes existantes au niveau de données, et l’utilisation de nouvelles connaissances en vue d’influer sur les politiques de développement.
L’Institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé de la reproduction de l’École de Santé Publique Bloomberg à Johns Hopkins et l’École de Santé Publique de l’Université de Makerere organisent, en collaboration avec d’autres partenaires internationaux et nationaux, une conférence internationale sur la recherche et les meilleures pratiques en matière de planification familiale, en novembre 2009, à Kampala, Ouganda. Les dates prévues pour la conférence sont les 15 novembre (ouverture en soirée) et 16-17 novembre (journées entières), l’option du 18 novembre étant offerte pour d’éventuelles réunions organisées sous l’égide de tierces parties.
Le programme de la conférence prévoit une plénière d’ouverture, des séances orales multiples et simultanées, des panels de présentations ad hoc, des présentations affichées, des déjeuners –discussions, un forum de décideurs (proposé) et une aire d’exposition. Des journalistes seront invités. En outre, l’organisation de réunion ou d’ateliers de renforcement de compétences, avant ou après la conférence, est encouragée. Un programme présentant tous les résumés qui auront été acceptés pour présentation orale ou pour affichage sera élaboré ; toute la documentation, y compris les résumés et les présentations, sera disponible et accessible sur le site Web de la conférence : www.fpconference2009.org